Imprimer

Lyria : Trois questions à Patrick Genre

Doubs - Haut-Doubs

Le maire de Pontarlier et conseiller régional faisait partie de la délégation franc comtoise qui a rencontré le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, à Paris, ce lundi. L’élu du Haut Doubs  a pu évoquer l’avenir des infrastructures routières et ferroviaires sur notre territoire et notamment la suppression du train « Paris / Berne », via Pontarlier,  à compter du 15 décembre prochain

Comment s’est passée cette rencontre ? 

C’est à l’invitation de la Présidente de Région qu’une délégation s’est rendue à Paris pour rencontrer le Ministre des transports. J’ai été agréablement surpris d’être invité à participer à cette réunion au cours de laquelle plusieurs dossiers liés aux transports sur la Franche-Comté ont été passés en revue, dont celui du Lyria. J’en ai également profité pour évoquer le dossier de la RN 57 

Comment qualifieriez-vous ces échanges ? 

J’ai surtout fait valoir au ministre que j’étais très remonté sur le fait qu’il n’avait pas tenu ses engagements en matière de concertation avec les élus locaux. Je lui ai rappelé qu’il avait demandé  à Guillaume Pepy de concerter les élus avant de prendre une  décision ultime (ndlr : à savoir la suppression du TGV Lyria « Paris / Berne » via Pontarlier).  J’ai d’ailleurs en ma possession un courrier où il demandait au Président de la SNCF de garantir cette concertation. Il n’y a finalement  eu aucun échange. J’ai simplement été informé de la décision par un coup de téléphone du Directeur régional de la SNCF. Sur le retour du TGV Lyria, je crois que c’est peine perdue. J’ai surtout accentué mon intervention sur les mesures compensatoires pour qu’une partie du territoire français et suisse ne soit pas complètement laissé pour compte. Nous attendons des mesures compensatoires dignes de ce nom. A savoir : le non-remplacement d’une ligne TGV par un bus, du  matériel roulant de qualité, des liaisons correctes et éventuellement davantage de correspondances.  A ce niveau-là, je pense que le Ministre  interviendra auprès du Président de la SNCF pour une meilleure concertation avec les élus. 

Croyez-vous  à cet esprit d’ouverture et de concertation ? 

J’ai un tempérament très optimiste. Il faut désormais que l’on arrive à négocier de vraies mesures de compensation. Je ne peux pas laisser tomber  ce dossier. Comme je ne peux pas laisser tomber le dossier de la RN 57. Sur ce point, j’ai indiqué au ministre que c’était incompréhensible qu’une ville soit encore traversée par mille poids lourds par jour.  Des investissements de quelques millions d’euros suffiraient pour donner un peu d’oxygène à cet engorgement permanent de Pontarlier et de la Cluse. J’ai également évoqué la 2X2 voies entre La Main et la Vrine. On ne peut pas rester inactif.